Nos livres et Nos collections

Collection Mémoire du pavé : 

Des romans, des récits, des essais réédités qui témoignent de l'Histoire et des luttes sociales, à travers les époques et à travers le monde.

Les huit journées de mai derrière les barricades,
Prosper-Olivier Lissagaray

Avec une préface de Josef Ulla.

« Place Blanche, les cent vingt femmes qui défendaient la barricade, tinrent quatre heures en échec les troupes de Clinchant. À onze heures seulement, exténuées et manquant de munitions, elles furent surprises et celles qu’on saisit massacrées sur place. Les Versaillais, passant sur leurs cadavres, s’élancèrent vers la rue Lepic […] Dans la rue du Faubourg-Saint-Denis, à la hauteur de la prison Saint-Lazare, la troupe enveloppa une barricade et dix-neuf fédérés furent cernés. Sommés plusieurs fois de se rendre, ils répondirent par le cri de : Vive la Commune ! On les prit, on les colla contre le mur de la prison et, devant les fusils, on vit ces hommes, levant leurs bras droits dans un saint enthousiasme, tomber en même temps au cri de : Vive la Commune ! L’un d’eux serrait contre lui le drapeau rouge de la barricade et il mourut enveloppé dans ses plis. »

Après avoir combattu jusqu'aux derniers instants sur les barricades, Prosper-Olivier Lissagaray réussit à échapper aux soldats de Versailles et aux exécutions sommaires. Il trouve provisoirement refuge à Bruxelles, avant de gagner l'Angleterre comme nombre de « Partageux » exilés. C'est au cours de ce séjour de quelques semaines en Belgique qu'il rédige et publie, presque à chaud, le récit des derniers jours de la Commune, témoignant de la sauvagerie de la répression versaillaise et de l'ampleur du massacre de cette « Semaine sanglante ». Quelques années plus tard, en 1876, il reprendra ce texte dans une version remaniée dans son Histoire de la Commune de 1871.

212 pages, 12 Euros.        ISBN : 978-2-490545-00-1

La Vision de Versailles, Prosper-Olivier Lissagaray

« Et de toutes les tribunes les malédictions éclatent à la fois, et des hauteurs de la salle, les voix se précipitent, criant : “Sortez ! Sortez ! Nous sommes les fusillés du Parc Monceaux, du Châtelet [...], de La Villette, de Belleville, de la Bastille, de Vincennes, de Bicêtre, de Montrouge.”
Bientôt, les cris se confondent dans une seule et furieuse malédiction. De tous les points du théâtre, les fusillés penchent sur le parterre, leurs doigts décharnés, leurs faces trouées, leurs guenilles putrides. Leurs bras semblent s’allonger et vont saisir les députés. Alors, les sept cents misérables retrouvent dans leur épouvante un reste de vigueur et fuient vers toutes les issues. »

Alors réfugié en Angleterre, Lissagaray fait publier à Bruxelles, en 1873, ce pamphlet vengeur, étrange récit d’épouvante dans lequel l’auteur de L’Histoire de la Commune de 1871 fait ressurgir les morts de la Commune des tombes et des charniers pour qu’ils jugent à leur tour, devant l’Histoire, les membres de l’Assemblée versaillaise, terrorisés devant cette vision, devant ces vaincus revenus les hanter.

64 Pages, 12 illustrations, 8 Euros.        ISBN : 978-2-490545-02-5

L'Enfance sous la Commune, Maurice Dommanget

« On ne vit pas seulement des bandes d’enfants ouvriers promener dans les rues de petits drapeaux rouges au chant de la Marseillaise et aux cris de : Vive la Commune ! Par milliers, des enfants se précipitèrent au combat des avant-postes ou firent le coup de feu sur les barricades. »

Dans ce court texte, Maurice Dommanget met en lumière la participation des enfants du peuple de Paris à La Commune. Avec toute l’insouciance de leur âge, et autant de bravoure, ils n’hésitèrent pas à « jouer » du Chassepot et à se hisser sur les barricades, offrant leurs frêles poitrines aux balles versaillaises.

42 pages, 11 illustrations, 6 Euros.     ISBN : 978-2-490545-01-8

Collection Hors Sentiers :

Des textes oubliés, originaux, curieux, d'un intérêt indéniable,

 qui méritent d'être découverts.

La Bièvre, joris-Karl Huysmans

Avec une préface de Thierry Depeyrot et Fred Morisse.

En 1890, Joris-Karl Huysmans (1848-1907) immortalise la “rivière des castors” dans son livre La Bièvre. Membre de l’Académie Goncourt, cet homme de lettres, ami de Zola et Maupassant, y décrit une rivière déjà en train de disparaître du fait des travaux d’assainissement et de remblaiement qui l’effacèrent totalement du paysage parisien, son dernier tronçon étant canalisé et enterré en 1912.
Féru de symbolisme, l’auteur d’À rebours et de Là-bas, nous livre sa Bièvre dans toute sa dualité, à la fois symbole d’un Paris pauvre et sale mais non dépourvue de beauté ni de noblesse.
Thierry Depeyrot (Histoire & Histoires du 13e) et Les éditions Le bas du pavé se sont associés pour vous permettre de prendre connaissance de ce texte trop peu connu du grand public et pourtant si évocateur de l’atmosphère qui régnait sur les rives de cette rivière parisienne polluée dès le Moyen Âge. Le texte, les gravures et la pagination originale ont été respectés. Néanmoins, les co-éditeurs ne pouvaient s’empêcher d’enrichir l’ouvrage de photos datant du début du XXe siècle, gageant que Huysmans ne s’en serait pas offusqué.

                                                             68 pages, 41 illustrations. 12 Euros.     ISBN : 979-10-976009-3-8

Un voyage au bassin d'Arcachon - Le Sahara de la France
Henry Ribadieu

Avec une préface de Fred Morisse.

Découverte géographique, le livre d’Henry Ribadieu est aussi, et avant tout, un fantastique voyage dans le temps.
Des plages désertes, parfois foulées par un « Tchangué » perché sur ses échasses, lorsqu’il ne veille pas sur ses moutons paissant dans la lande ; de rares cabanes de pêcheurs, faites de chaume et de varech ; des marinières qui ne redoutent pas d’affronter les flots dans leurs « tilloles » quand les hommes ont sombré dans l’océan.
C’est le bassin d’Arcachon tel que le décrit Henry Ribadieu en 1859.
Certes, ce n’est déjà plus tout à fait cette région du bout du monde, une autre finis Terrae à quelques dizaines de kilomètres seulement de Bordeaux. Depuis plusieurs années, la bourgeoisie parisienne et bordelaise a découvert les plaisirs et les bienfaits des bains de mer. Le Bassin devient à la mode, et s’urbanise, lentement. Pourtant, ce coin isolé d’Aquitaine fait de sable, de pins, de hautes herbes et d’eau, conservera pour quelque temps encore cet aspect sauvage, singulier et exotique, à ce point qu’il fut surnommé « le Sahara de la France ».

« À l’horizon, pas une voile qui s’annonce. Dans les chenaux, deux ou trois lougres penchés sur le flanc attendent que le flot les délivre ; sur les bancs de sable et de vase que la mer ne recouvre plus, des enfants et des femmes, au teint hâlé, ramassent quelques-unes de ces huîtres appelées gravettes […] À la haute mer, le bassin endormi reprend sa vie. Les lagunes redeviennent golfes ; les bateaux pêcheurs sont remis à flot et s’élancent vers l’océan [...] Voilà le golfe d’Arcachon et ses alentours. »

146 Pages, 50 illustrations et 8 photographies, 12 Euros.      ISBN : 978-2-490545-03-2

Liste des points de vente

Librairie Le Jardin des Lettres, Andernos
Tabac-Presse, Andernos, (51 avenue de Bordeaux).
Maison de la Presse, La Teste 
Fnac, Biganos         
Tabac-Presse JPN, Audenge
Librairie l'Oasis, Petit Piquey, Lège-Cap-Ferret
Librairie des Marquises, Arcachon
Tabac de l'Eden, Gujan-Mestras  Vival, Gujan-Mestras
Maison de la Presse, Cap-Ferret
Alice, Cap-Ferret
Librairie Générale, Arcachon
Tabac-Presse, Saint-Aubin-de-Médoc
Dimi Stocks, 19 Quai des Salinières, Bordeaux


Un caillou dans la chaussure : 

Des romans jeunesse pour raconter l'Histoire et des histoires autres que celles des manuels scolaires.

Les dépaveurs : 

Des romans écrits par des auteurs contemporains abordant l'Histoire sous un angle différent de l'Histoire officielle.