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Tableau pittoresque des Landes du Bassin d’Arcachon, André de Bonneval

En 1839, l’année où il fait paraître ce texte, André de Bonneval est membre de la Compagnie agricole et industrielle d’Arcachon, fondée par des nobles parisiens dont l’ambition est de révolutionner l’activité économique landaise, trop peu développée selon eux. Mais l’entreprise de ces doux rêveurs, avides de gains, fait faillite après neuf années d’existence.
Dès le début de cette « aventure », André de Bonneval dresse un tableau plein d’enthousiasme de la région, vantant ses beautés et ses nombreux atouts. Ce texte, très agréable à lire, vaut d’être découvert pour la description des landes, « cette nature exceptionnelle », de la première moitié du 19e siècle. Il nous invite aussi à parcourir les abords de l’océan, à nous promener dans les rues de La Teste et des communes voisines, à rencontrer leurs habitants d’alors.
Un joli « tableau » qui ravira les amoureux de l’Histoire du Bassin.

« À peine a-t-on traversé l’espace si triste qui sépare Bordeaux du village de La Mothe, qu’aussitôt les Landes prennent l’aspect de la plus belle et de la plus riche culture. Les environs du Teich, de Gujan, et surtout de La Teste, sont remarquables par la végétation et la riante physionomie du paysage. Autant les Landes incultes impressionnent l’âme, autant les environs du Bassin d’Arcachon démontrent que cette contrée peut devenir bientôt l’une des plus agréables et des plus riches de France. »

CHÂTEAUDUN - 18 OCTOBRE 1870, edouard Ledeuil

À la fin du mois d’octobre 1870, les Parisiens, assiégés depuis un mois par les armées allemandes, apprennent avec enthousiasme une surprenante nouvelle : quelques jours plus tôt, la petite ville de Châteaudun a opposé une résistance acharnée à de puissantes troupes prussiennes. Des gardes nationaux, des francs-tireurs et des habitants ont lutté toute une journée, à un contre dix, faisant des centaines de victimes parmi les assaillants, avant de céder devant leur nombre et leurs canons, laissant alors la cité beauceronne livrée aux terribles représailles de l’ennemi. 
C’est cette page de l’Histoire, ce moment de bravoure et de résistance collectives, que nous narre Édouard Ledeuil, l’un des acteurs de la bataille, l’un des francs-tireurs de Paris-Châteaudun.

« Un père et ses deux fils, tous habitants de la ville, se battaient en blouse à la barricade de la rue de Chartres.
Une jeune fille de seize ans, Laurentine Proux, allant de la barricade de la rue Saint-François à la barricade de la rue Loyseau et à celle de la route de Cloyes, émerveillait nos francs-tireurs, à qui elle portait de l’eau et des cartouches, par des chemins couverts de nos morts.
À la barricade de la rue Loyseau, dans la rue de Chartres, aux cavées, tout le monde enfin se signalait, se décuplait. 
C’était grand ! c’était beau !
Cela dura deux heures, qui coûtèrent 1 000 hommes aux Prussiens. »




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Le mouvement coopératif et mutuelliste sous le Second Empire, jacques bouché

« En 1827 "la moyenne générale de la vie humaine, en 16 ans, a considérablement diminué à Mulhouse, où elle était de 25 ans 9 mois 12 jours en 1812 ; en 1827, elle est descendue à 21 ans 9 mois".
L'accroissement de la population ouvrière et la mortalité infantile pèsent évidemment sur ces chiffres, mais on peut penser, ne serait-ce que par l'exemple du poseur de rail de la Compagnie du Nord qu'après 40 ans, l'ouvrier est considéré comme suffisamment affaibli pour ne plus être exploitable. Le problème de la vieillesse, du droit à la retraite, ne se pose plus alors en termes aigus. »

Spécialiste de l'oeuvre de Proudhon, Jacques Bouché nous livre une étude passionnante sur la condition ouvrière au XIXe siècle et sur les premières organisations associatives et mutuellistes des travailleurs, bien avant l'émergence du syndicalisme.