Projets

JUSTICE !
Frédéric Borgella


Rescapé de la Semaine sanglante, c’est en exil à Londres que P. F. Borgella, aide de camp de Rossel pendant la Commune, rédige l’un des textes les plus puissants sur les horreurs de la répression et des crimes de l’armée versaillaise et du gouvernement de Thiers. Des pages écrites à chaud pour que Justice soit rendue aux victimes de la barbarie bourgeoise, et pour que les vérités ne soient elles aussi ensevelies dans les charniers de l’Histoire.

« Quand nous en avions un tas, de ces voyous, que l’on trouvait dans les greniers et les caves, on creusait pour eux, un énorme trou de 5 mètres de diamètre, sur 1 mètre 60 c. de profondeur. « Nos gendarmes, alors, les poussaient à coups de crosse dans le trou, où ils en empilaient tant qu’il en pouvait tenir. Puis, reculant de deux pas, ils faisaient feu à volonté dans le tas.
« Tant que ça grouillait, nous tirions... »

Les bagnes militaires - Biribi, Jacques Dhur 

« Les bagnes militaires ?… C’est moi qui, le premier, enquêtai dans ces enfers et jetai, vers les pouvoirs publics, un cri d’horreur et de pitié…
Et, aujourd’hui encore, j’ai la sensation poignante d’avoir vécu là, en quelques semaines, un des plus horribles cauchemars que l’imagination affolée puisse concevoir… J’avais parcouru le cycle des tortures les plus raffinées que des hommes puissent imposer à d’autres hommes. Et il m’est resté, de cette descente dans l’enfer des compagnies de discipline, des pénitenciers et des ateliers de travaux publics, l’impression douloureuse que les tortionnaires de l’Inquisition sont, parfois, égalés en cruauté par des civilisés — par quelques Français portant l’uniforme. »

Projet...

Projet...

projet...

Le mouvement coopératif et mutuelliste sous le Second Empire, jacques bouché

« En 1827 "la moyenne générale de la vie humaine, en 16 ans, a considérablement diminué à Mulhouse, où elle était de 25 ans 9 mois 12 jours en 1812 ; en 1827, elle est descendue à 21 ans 9 mois".
L'accroissement de la population ouvrière et la mortalité infantile pèsent évidemment sur ces chiffres, mais on peut penser, ne serait-ce que par l'exemple du poseur de rail de la Compagnie du Nord qu'après 40 ans, l'ouvrier est considéré comme suffisamment affaibli pour ne plus être exploitable. Le problème de la vieillesse, du droit à la retraite, ne se pose plus alors en termes aigus. »

Spécialiste de l'oeuvre de Proudhon, Jacques Bouché nous livre une étude passionnante sur la condition ouvrière au XIXe siècle et sur les premières organisations associatives et mutuellistes des travailleurs, bien avant l'émergence du syndicalisme.