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CHÂTEAUDUN - 18 OCTOBRE 1870, edouard Ledeuil

À la fin du mois d’octobre 1870, les Parisiens, assiégés depuis un mois par les armées allemandes, apprennent avec enthousiasme une surprenante nouvelle : quelques jours plus tôt, la petite ville de Châteaudun a opposé une résistance acharnée à de puissantes troupes prussiennes. Des gardes nationaux, des francs-tireurs et des habitants ont lutté toute une journée, à un contre dix, faisant des centaines de victimes parmi les assaillants, avant de céder devant leur nombre et leurs canons, laissant alors la cité beauceronne livrée aux terribles représailles de l’ennemi. 
C’est cette page de l’Histoire, ce moment de bravoure et de résistance collectives, que nous narre Édouard Ledeuil, l’un des acteurs de la bataille, l’un des francs-tireurs de Paris-Châteaudun.

« Un père et ses deux fils, tous habitants de la ville, se battaient en blouse à la barricade de la rue de Chartres.
Une jeune fille de seize ans, Laurentine Proux, allant de la barricade de la rue Saint-François à la barricade de la rue Loyseau et à celle de la route de Cloyes, émerveillait nos francs-tireurs, à qui elle portait de l’eau et des cartouches, par des chemins couverts de nos morts.
À la barricade de la rue Loyseau, dans la rue de Chartres, aux cavées, tout le monde enfin se signalait, se décuplait. 
C’était grand ! c’était beau !
Cela dura deux heures, qui coûtèrent 1 000 hommes aux Prussiens. »




Maudites soient toutes les guerres ! Fred Morisse
(Roman jeunesse)

En ce printemps 1920, Châteauneuf-le-Vieux s’apprête à ériger un monument en l’honneur des villageois morts à la guerre 1914-1918. Mais le choix de la statue ne fait pas l’unanimité parmi les habitants, car elle doit représenter le général Mangivelle, bien connu pour ses tactiques militaires qui ont envoyé des milliers de soldats au massacre. Jacquot, un gamin du village, a 11 ans ce printemps-là. Son père, qui a servi sous les ordres du général, n’est jamais revenu du front. Alors cette statue, qui célèbrera un des “bouchers” de la Grande Guerre, n’est pas à son goût non plus. Et il entend bien tout faire pour contrarier le projet du maire.

A travers la camaraderie d’une bande de gosses, ce roman nous fait revivre les drames de l’après-guerre : les soldats mutilés, les gueules cassées, les veuves et les orphelins. Mais, malgré ces traumatismes, la vie continue. Ces enfants nous montrent que l’amitié, l’amour, la joie et la révolte sont plus forts que les absurdités et les horreurs de la guerre.

176 pages, 18 illustrations pas l'auteur, notes et petit dossier historique en fin d'ouvrage

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Le mouvement coopératif et mutuelliste sous le Second Empire, jacques bouché

« En 1827 "la moyenne générale de la vie humaine, en 16 ans, a considérablement diminué à Mulhouse, où elle était de 25 ans 9 mois 12 jours en 1812 ; en 1827, elle est descendue à 21 ans 9 mois".
L'accroissement de la population ouvrière et la mortalité infantile pèsent évidemment sur ces chiffres, mais on peut penser, ne serait-ce que par l'exemple du poseur de rail de la Compagnie du Nord qu'après 40 ans, l'ouvrier est considéré comme suffisamment affaibli pour ne plus être exploitable. Le problème de la vieillesse, du droit à la retraite, ne se pose plus alors en termes aigus. »

Spécialiste de l'oeuvre de Proudhon, Jacques Bouché nous livre une étude passionnante sur la condition ouvrière au XIXe siècle et sur les premières organisations associatives et mutuellistes des travailleurs, bien avant l'émergence du syndicalisme.